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Le blog de Jean-Pierre

Balade en Nord-Isère enneigé: déblocage du compteur pour 2013

20 Janvier 2013, 18:34pm

Publié par Jean-Pierre

3 semaines sans vélo cela commençait vraiment à me peser.
Fin décembre, malgré les températures douces (trop douces pour la saison) et alors que j'étais enrhumé avec une sinusite, j'avais trouvé le moyen de ne pas être raisonnable et de faire une sortie vélo en me disant que cela allait me purger les naseaux, mais cela avait fini par se transformer en bronchite qu'il a fallu traiter aux antibiotiques car elle était résistante.

Ce matin, après avoir encore trainé au lit, je me décide à partir rouler, il est près de 9H30.
Il fait beau, c'est une surprise car la météo avait annoncé un temps gris.
Je profite donc de cette fenêtre météo.
Mon chemin n'est pas encore dégagé malgré la pluie du samedi, il faut dire que nous avons eu une bonne couche et au passage des roues de nos voitures la neige tassée s'est transformée en glace, il a fallu l'attaquer au piochon.

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Je décide de prendre le mulet TIME Edge First car je doute que les routes soient sèches.

Au départ, je ne suis pas trop rassuré, mais quand je vois la température qui oscille entre 5 et 6°C je peux rouler plus sereinement, par contre les routes sont complètement détrempées de la pluie d'hier et vraisemblablement de la nuit.

Je roule sans avoir prévu de parcours, au hasard.
Je me suis juste fixé comme objectif de faire tourner les jambes avec au moins 50 kms avec un D+ de mini 1% car je n'ai pas trop de temps, je voudrais être rentré pour midi.

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Très agréable de rouler au soleil. 

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Route de Flosailles à CREMIEU

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Route de MORAS à CREMIEU

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Redoubler de vigilence, certaines routes ne sont pas encore propres, surtout quand c'est en descente comme ici à MOIRIEU

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DIZIMIEU, des congères mais la route est propre.

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Route en-dessous de Couvaloup.

Finalement je suis arrivé vers 12H20, j'ai dépassé un peu le temps que je m'étais fixé.

Le ciel s'est couvert, il était temps de rentrer la pluie est de retour.

Parcours: TREPT-Chamont-Arcisse- SAINT-CHEF (où j'ai conquis un KOM, mon premier de l'année)-Flosaille-VENERIEU-MORAS-Moirieu-VILLEMOIRIEU-CREMIEU-DIZIMIEU-Carisieu-SOLEYMIEU-Couvaloup-Miéry-TREPT

63 kms en 2H41' avec 734m D+ (objectif dépassé).

Content de cette première sortie de 2013.

Au moment où je finis d'écrire cet article la pluie a cessé, il neige à nouveau.

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Mes 6 Etapes du Tour - Partie 6 - 2009 - Mont-Ventoux

8 Janvier 2013, 00:00am

Publié par Jean-Pierre

Après l'Etape du Tour 2000 mémorable, j'ai à nouveau l'occasion de grimper le Mont-Ventoux avec cette nouvelle Etape du Tour.

Cela faisait déjà 5 ans que j'avais réalisé ma dernière Etape du Tour, les éditions 2005, 2007 et 2008 se déroulaient dans les Pyrénées et je n'avais pas pu participer à l'édition 2006 GAP -> L'ALPE-d'HUEZ.

C'est ma sixième participation à une Etape du Tour.

J'étais arrivé la veille, en début d'après-midi, à MONTELIMAR. Je voulais aller m'installer dans un camping.
Je rejoignis 3 de mes 4 collègues du club qui étaient également inscrits. Christophe, Thierry et Romain, s'étaient installés sur une petite aire de camping-car dans laquelle j'allais finalement laisser ma voiture pour dormir dans celle-ci.

Patrick qui avait eu une invitation était logé par ailleurs.

Je me rendis ensuite au village d'accueil pour aller retirer mon dossard.

De retour à l'aire de camping-car, nous avions décidé d'aller faire un tour de vélo dans les environs que je connaissais bien, une petite grimpée au château des Adhémar comme mise en bouche puis nous étions allés à Ancône et nous avions traversé le Rhône pour aller faire un petit tour en Ardèche à Rochemaure.

Retour, une petite douche rafraîchissante, puis départ pour la pasta-party.

17e ÉDITION de l'Étape du Tour

Lundi 20 juillet 2009 : Montélimar -> Mont-Ventoux

Lieu : Rhônes-Alpes – Provence Alpes Côte d’Azur

Départements traversés : Drôme (26), Vaucluse (84)

Km : 170

Les difficultés : Côte de Citelle, Col d’Ey, Col de Fontaube, Col Notre Dames de Abeilles, Mont-Ventoux

Nombre d’inscrits : 9 500

Nombre d’arrivants : 7 396

Les vainqueurs:

Cat. A 19-29 ans : Dimitri Champion remporte l’épreuve

Cat. B 30-39 ans : David De Vecchi

Cat. C 40-49 ans : Michel Roux

Cat. D 50-59 ans : Zbigniew Krasniak

Cat. E 60 ans et + : Yves Lebrun

Cat. F Femmes - 35 ans : Edith Vanden Brande

Cat. G Femmes 35 ans et + : Magdalena De Saint Jean remporte l’épreuve

Huitième trophée de la ville la plus animée:

Buis les Baronnies a pleinement profité du passage de l’Etape du Tour Mondovélo puis du Tour de France pour rassembler des milliers de passionnés et fêter dignement cette semaine cycliste

Les anecdotes:

Les concurrents ont eu droit à une météo estivale pour cette 17ème édition de l’Etape du Tour Mondovélo, les coups de soleil étaient au rendez-vous. Même au sommet du Géant de Provence, la météo a été clémente, le vent était discret

Le village départ installé au cœur de la ville de Montélimar dans l’ancienne caserne du Quartier Saint Martin.
Des tonnes de Nougats dévorées par les milliers de cyclistes et accompagnants, de quoi faire le plein de sucre avant la rude épreuve du lundi.
Le peloton a pu humer les doux parfums des lavandiers, et profiter des paysages splendides des routes bordées d’oliviers, d’abricotiers et de cerisiers.
Enfin, de nombreux cyclistes ont été contraints de mettre pied à terre sur les pentes ensoleillées du Mont- Ventoux, leur préparation était-elle suffisante?

Le profil:

profil_EDT2009_HD.jpg

Ma course:

Le matin, nous nous rendons tous les 4 dans notre SAS de départ, inscription commune donc numéros de dossards proches, nous sommes dans le même SAS. 

Dès le départ, comme chaque fois, cela part à bloc, dans les rues de MONTELIMAR, il faut être très vigilent avec les ronds-points et les passages piétons surélevés et pavés.

Ensuite le rythme ne baisse pas, le peloton est très étiré dans la campagne drômoise.

Comme nous avions reconnu partiellement l'Etape avec deux collègues de boulot, Bruno et Philippe, je connais déjà bien une partie du parcours et je sais où il faut gérer ses efforts.

Je fais en sorte ne pas me griller à froid dans les faux-plats de le côte de Citelle en laissant partir mes collègues du club, je m'échine à bien gérer les longues zones de plat du côté de GRIGNAN et NYONS et à ne pas m'user dans le col d'Ey gravi en plein soleil, j'essaye de bien récupérer dans la descente vers BUIS-LES-BARONNIES avant d'attaquer la montée vers le col de Fontaube avec encore des parties usantes en longs faux-plats.

Ensuite, je me souviens bien de la route en direction de SAULT, un vent de face dans le défilé qui ralentit les pelotons et use encore un peu les organismes puis la montée du col des Abeilles au soleil qui s'est faite finalement dans de bonnes conditions et enfin la grande descente pour rejoindre BEDOIN.

Au ravitaillement avant BEDOIN, je vais être victime d'un petit incident qui aura de grosses conséquences non pas pour la montée jusqu'au sommet mais pour la descente vers le village d'accueil au Mont-Serein.

Lors du ravitaillement, c'était un peu la bousculade, mon vélo était posé devant moi contre mes jambes, une personne qui voulait avancer l'a fait tomber, dans la chute mon dérailleur arrière avait percuté un rayon qui s'est alors brisé, encore heureux que le dérailleur n'ait rien eu.
Je ne m'en étais pas rendu compte tout de suite mais lorsque je repartis ma roue arrière voilée frottait dans les patins de freins, je dus les desserrer pour continuer à rouler. A BEDOIN, je m'arrêtais à un point Mavic mais il n'avait plus de roues à me prêter. Je dus continuer ainsi.

Plus loin, dans le virage de Saint-Estèphe, une crevaison lente, qui m'avait déjà obligé à regonfler à MORMOIRON, m'obligea à m'arrêter pour remplacer la chambre à air.
J'en avais déjà ma claque de ces incidents à répétition.

Une fois la réparation effectuée je pouvais m'élancer à nouveau à l'assaut des 21 kms de montée qui restaient avant le sommet.

Une fois de plus, comme près de 10 ans auparavant, la portion avant le Chalet Reynard me vis vivre une véritable galère mais je n'étais pas le seul, il y en avait de partout, couchés dans la mousse des sous-bois à la recherche du moindre point d'ombre pour se rafraîchir, je posais pied à terre à de nombreuses reprises mais petit à petit j'avançais vers ce sommet convoité.

Passé le Chalet Reynard, je retrouvais une certaine fraîcheur, un petit vent frais bienvenu me permis de terminer dans de bien meilleures conditions. Plus de 3H de montée tout de même.

Mon temps: Dossard 5273 - 8H54'39" - moyenne 19,4 km/h - 5260ième (sur 7396 arrivants).

Dans la descente, comme ma roue était voilée, et bien que je fasse attention à ne pas prendre trop de vitesse, la chambre à air et le pneu arrière éclatèrent sous l'effet de la chaleur du frottement ponctuel de la jante sur un patin de frein.

Pas de pneu de rechange, je me retrouvais à pied. Heureusement un cyclo de Tours s'arrêta et me descendit jusqu'au village où je pensais retrouver un de mes collègues. Mais celui-ci était déjà redescendu jusqu'à Malaucène et m'attendais à sa voiture.

Après nous être restaurés le cyclo de Tours et sa famille, tous bien sympatiques, acceptèrent de me descendre dans leur voiture jusqu'à Malaucène. Le descente dura près de 2H car la route n'était qu'un immense bouchon.

Je retrouvais ensuite mon collègue Romain et nous retournâmes à MONTELIMAR.

Etape du Tour 2009

Une fois de plus j'avais réussi à vaincre le Mont-Ventoux mais comme la première fois c'était après de longs kilomètres d'approche où j'avais sûrement laissé des plumes.

Je pensais quand même avoir fait une meilleure préparation avec près de 5000 kms au compteur avant l'Etape.

Qu'en aurait-il été si nous n'avions pas fait une reconnaissance?

Il faudra vraiment que je retourne là-bas avec seulement 20 à 25 kms d'échauffement pour tenter de le monter sans mettre pied à terre et en essayant de faire un temps.

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Mes 6 Etapes du Tour - Partie 5 - 2004 - Limoges -> Saint-Flour

6 Janvier 2013, 11:45am

Publié par Jean-Pierre

En 2003, année de la sécheresse, l'EDT est organisée à nouveau dans les Pyrénées, alternance oblige, j'attendis donc 2004 pour participer à nouveau.

 

Ce sera ma cinquième participation à une Etape du Tour.

Comme je l'écris plus bas, celle-ci m'imposera une sacrée logistique, mais cela agrémente également les souvenirs qui restent.

 

12e ÉDITION de l'Étape du Tour 

Dimanche 11 juillet 2004 : Limoges -> Saint-Flour

 

Lieu : Massif Central

Départements traversés : Haute-Vienne (87), Corrèze (19) et Cantal (15)

Km : 238,8 (la plus longue Étape du tour Vélo Magazine depuis la création de l’épreuve)

Les difficultés : Col de Lestards (856 m), Col de Néronne (1 442 m), Col du Pas de Peyrol (1 589 m), Col d'Entremont (1 210 m) et Plomb du Cantal (1 392 m), un parcours très accidenté avec les Volcans d'Auvergne pour finir

Nombre d’inscrits : 8 500

Nombre d’arrivants : 6 555

Le plateau:

Raymond Poulidor était présent à Limoges pour donner le départ de l'épreuve

Alain Prost ancien Pilote de Formule 1 et quadruple Champion du Monde

Abraham Olano ancien équipier de l’équipe ONCE-EROSKI entre 1999 et 2002 et Champion du Monde sur route en 1995, vainqueur de la 20e étape du Tour de France 1997

Fabrice Guy Médaille d'Or Combiné Nordique aux J.O. Albertville

Richard Krajicek Ancien tennisman, vainqueur de Wimbledon

Emmanuel Clerico ancien Champion de France de F3 et Champion du Monde de F3000

Les vainqueurs:

Cat. A 19-29 ans : Loïc Herbreteau

Cat. B 30-39 ans : Jean-Christophe Currit, remporte la course

Cat. C 40-49 ans : Jean-Louis Barot

Cat. D 50-59 ans : Michel Sacaze

  Cat. E 60 ans et + : Georges Baldeyrou

Cat. F Femmes - 35 ans : Giana Roberge

Cat. G Femmes +35 ans : Sophie Lebeaupin

Les pays représentés:

Royaume-Uni , États-Unis, Irlande, Suisse, Japon, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Portugal, Pays-Bas, Australie, Canada, Suède, Afrique du Sud, Israël, Espagne, Brésil, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pologne, Danemark, Argentine, représentants 2300 concurrents

Sixième Trophée de la ville la plus animée:

Paulhac, petite commune du Cantal, proche de Saint-Flour. Le public était présent grâce aux animations organisées par la municipalité

Le profil:

Profil-EDT2004.JPG

Ma course:

La plus longue Etape du Tour que j'ai eue à réaliser et celle qui m'a imposé le plus de logistique.

Je travaillais à CRUAS à l'époque.

Je suis parti en voiture dès le vendredi matin pour LIMOGES pour retirer mon dossard (N° 4867) et déposer mon vélo à la consigne au départ, mais le parc n'était alors pas encore organisé et comme je n'étais pas le seul dans ce cas, il a fallu parlementer un bon moment avec l'organisation qui décida finalement de mettre en route le parc gardé dès le vendredi soir, nous en fûmes tous bien soulagés.
Je suis ensuite redescendu en voiture à SAINT-FLOUR pour laisser ma voiture à l'arrivée, près de 1000 kms parcourus en voiture en ce vendredi.
J'ai dormi dans ma voiture au camping de SAINT-FLOUR, soirée agréable au restaurant avec d'autres cyclos rencontrés sur place, on refait l'histoire en se racontant nos Etapes précédentes.

Le lendemain, samedi, retour à LIMOGES en bus mis en place par l'organisation, dans lesquels certains qui n'avaient pas respecté les consignes fûrent obligés de mettre leurs vélos dans les soutes, pause repas sur une aire de repos sur l'autoroute près de BRIVE où je rencontre un collègue de ma société qui partait en vacances en famille vers BORDEAUX, je trouvais alors que le monde était bien petit, ce collègue est d'ailleurs devenu mon chef quelques années plus tard et vient tout juste de partir en retraite.
Retour en milieu d'après-midi à LIMOGES où je croise un ami, Michel, décédé depuis, qui vient juste d'arriver.
Je reprends ensuite mon vélo à la consigne car il va me permettre de circuler dans LIMOGES entre le village d'accueil situé dans l'enceinte du boulodrome et le lieu de la pasta-party au nord et mon hébergement en cité étudiante au sud, où je dois porter mon sac avec mes effets personnels, je vais ainsi parcourir pas moins de 21 kms dans ces conditions avec différents aller/retour entre ces différents lieux.
Le lendemain, dimanche, c'est le départ de l'Etape du Tour
.

Lever tôt, à 5H, car il me faut d'abord porter mon sac avec mes affaires personnelles (affaires de rechange, sac de couchage et traversin) au camion de l'organisation.

 

A 7H30, c'est le départ de la cyclo, cela roule tout de suite très vite sur de larges avenues autour de LIMOGES, surtout que la première partie est plutôt plate.
Ensuite des pelotons vont se former dans lesquels je vais trouver de bonnes roues, groupes qui vont changer au gré des difficultés et des ravitaillements.

Je garde un souvenir très agréable de cette Etape, il ne faisait pas trop chaud, le ciel était même un peu nuageux.

Dans une descente après le col de Lestards, j'avais même battu mon record de vitesse avec 78 km/h au compteur.

De superbes paysages, de beaux villages ou villes traversés, comme SALERS ou MURAT, de belles difficultés, en particulier la côte de Sourzac, le Pas de Peyrol avec un passage de 2 kms pentus affiché à 17% par la signalisation routière et pour finir le Plomb du Cantal où j'avais encore de belles sensations.

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Le Pas de Peyrol, photos prises quelques jours plus tard lors des vacances en famille à Besse, nous étions venu pour grimper à pied au sommet du Puy Mary (ci-dessous).

Lorsque nous sommes passés, il y avait déjà un tas de camping-cars qui attendaient le passage des PRO, il y avait beaucoup de gens qui nous encourageaient, ce qui était très agréable.

DSC00125 

Je terminais à une modeste 3772 ième place sur les 6555 arrivants en 10H07'17" à la belle moyenne de 23,5 km/h en en ayant encore sous la pédale car j'avais bien géré mon effort compte tenu de la distance à parcourir .

Je n'avais jamais autant roulé dans une seule journée: 245 kms tout compris
J'avais pris ma matinée du lundi pour retourner à CRUAS mais finalement comme je n'étais pas arrivé très tard, je décidais de rentrer chez moi pour faire une surprise à mon épouse.

Etape du Tour 2004 

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Mes 6 Etapes du Tour - Partie 4 - 2002 - Aime->Cluses

5 Janvier 2013, 16:18pm

Publié par Jean-Pierre

Retour dans les Alpes pour cette édition de l'EDT. Il s'agit de ma quatrième participation.

 

10e ÉDITION de l'Étape du Tour 

Lundi 22 juillet 2002 : Aime -> Cluses

Lieu : Alpes

Départements traversés : Savoie (73) et Haute Savoie (74)

Km : 142

Les difficultés : Col du Cormet de Roselend, Col des Saisies, Col des Aravis, Col de la Colombière

Nombre d’inscrits : 7 500

Nombre de partants : 7 108

Village Accueil : Stade de la Maladière de la Ville d’Aime

Arrivée : Stade Cluses Scionzier à Cluses

Météo : Beau temps

Les vainqueurs:

Masculin : Laurent Marcon

Féminine : Jeannie Longo

Les pays représentés:

Afrique du Sud, Allemagne, Andorre, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Écosse, Émirats Arabes, Espagne, États-Unis, Angleterre, Islande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays Bas, Portugal, Suède, Suisse

Quatrième Trophée de la ville la plus animée:

Flumet en Savoie

Le profil:

Profil-EDT2002.JPG

Ma course:

Une Etape du Tour pour laquelle j'ai un encore super souvenir.

J'avais loué un appartement à la Plagne 1850m pour passer le week-end avec mon épouse.

Le samedi matin, nous sommes passés par CLUSES pour y laisser une voiture puis nous nous sommes rendus à LA PLAGNE en passant par MEGEVE.

Le samedi après midi, visite du village d'accueil pour retirer mon dossard (N° 6140).

Le dimanche sera entièrement consacré à de la balade à pied dans la montagne au-dessus de LA PLAGNE, une très bonne oxygénation.

Descente le soir à AIME pour la pasta-party puis retour à LA PLAGNE où mon épouse me laisse seul car elle doit rentrer à la maison, elle travaillait le lendemain.

Le lendemain, lundi, descente à la fraîche et dans la pénombre, le jour est à peine levé, pour me rendre sur la ligne de départ, il s'agissait de faire attention.
Je n'étais pas seul, de nombreux cyclos avaient choisi la même option que moi
.

Le départ se fait en direction de BOURG-SAINT-MAURICE, cela monte légèrement mais pas suffisamment pour étirer le peloton.

Nous allons le payer cash dans les premiers lacets du Cormet de Roselend, gros bouchon de cyclos, impossible d'avancer, obligés de poser pied à terre et de marcher en poussant le vélo, certains coupent dans les virages à travers champs, sans pour autant gagner beaucoup de places, je ne me souviens pas combien de temps nous avons poussé mais cela me parût interminable.

Enfin, au bout d'un moment nous avons pu remonter sur le vélo.

Ensuite je me souviens d'un peloton largement étiré, après le Cormet de Roselend, dans la descente vers le barrage et le col du Méraillet, nous laissant le temps d'admirer les superbes paysages, en particulier le lac du barrage de Roselend, avant que des groupes plus compacts arrivent à se former.

Ensuite ce fût une belle journée de vélo avec une météo très belle, les cols des Saisies et des Aravis, les traversées de FLUMET et SAINT-JEAN-DE-SIXT, la montée du col de la Colombière, la fatigue et la chaleur qui provoquent un coup de moins bien dans l'ascension et font baisser la moyenne mais ensuite, après ce dernier col franchi, la descente casse-cou et mais réalisée à fond vers CLUSES.

Mon temps: environ 6H55' (je n'ai jamais reçu mon diplôme), moyenne de 20,5 km/h, classement inconnu.

Je récupère la voiture pour rentrer chez moi, j'ai quand même fait 167 kms au total dans la journée.
 

Un seul point vraiment négatif: en prévision d'une journée assez chaude et suite aux EDT précédentes où je n'avais peut-être pas assez bu par rapport à l'effort demandé, je m'étais équipé d'un Kamelback, mais celui-ci ne possédait pas un robinet au bout du tuyau, il y avait un simple bouchon qu'il fallait retirer d'une main en tenant le tuyau et le guidon de l'autre main ou inversement, c'était une vraie galère et à chaque fois je m'en mettais partout. Ce ne fût pas une réussite et jamais plus je ne l'ai utilisé sur une cyclosportive.

 

Diplôme jamais reçu, j'en ai bricolé un à partir d'une copie de celui d'un collègue, sur lequel j'ai collé les petites photos Maindru. Ca fait toujours un souvenir.

Etape du Tour 2002 

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Mes 6 Etapes du Tour - Partie 3 - 2000 - Le Ventoux

5 Janvier 2013, 15:45pm

Publié par Jean-Pierre

En 1999, je pensais faire l'EDT SAINT-GALMIER -> SAINT-FLOUR mais un accident du travail (entorse de la cheville) au mois d'avril m'avait empêché de m'inscrire.
Et donc en 2000, c'est l'occasion rêvée de s'attaquer au Géant de Provence.
C'est ma troisième participation à une Etape du Tour.

 

8e ÉDITION de l'Étape du Tour 

Mardi 11 juillet 2000 : Carpentras -> Mont-Ventoux

Lieu : Provence - Alpes Côte d'Azur

Département traversé : Vaucluse (84)

Km : 155

Les difficultés : Col de Murs, Col de Notre-Dame des Abeilles, Côte de Mormoiron et Mont Ventoux

Nombre d’engagés : 7 561

Nombre d’arrivés : 4 726

Village Accueil : Complexe sportif de Carpentras

Arrivée : Sommet Mont Ventoux et ville de Malaucène

Météo : Météo : Beau temps au départ et en plaine, froid dans le Ventoux puis très froid au sommet, chute de grêle, visibilité 5 mètres.

Les célébrités de la course:

G. Lemond, E. Boyer, B. Cornillet, A. Kvalsvoll, F. Lemarchand, R. Pensec, J. Simon, A. Prost, B. Darniche, P. Belmondo, E. Clerico, P. Portes

Les vainqueurs:

Masculin : Igor Pavlov

Féminine : Séverine Desbouys

Les pays représentés:

Allemagne, Andorre, Angleterre, Argentine, Afrique du Sud, Australie, Belgique, Bermudes, Canada, Colombie, Danemark, Ecosse, Espagne, États-Unis, Japon, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Suisse, Total : 1 085 participants étrangers (950 partants, 774 arrivés)

Second Trophée de la ville la plus animée:

Sault dans le Vaucluse

Les chiffres de l’étape:

1 c’est la température au sommet du Mont Ventoux

8 c’est le nombre de télévisions présentes sur l'étape

27 c’est le nombre de personnes faisant partie de l’équipe organisation

88 c’est l’âge du vétéran de l'étape

190 c’est le nombre le plus important, de participants venant du département du Rhône

196 c’est le nombre total de femmes inscrites à l'épreuve

678 c’est le nombre d’Anglais présents sur la ligne de départ à Carpentras

1 084 c’est le nombre total de participants étrangers inscrits à l'Étape du Tour Vélo Magazine

1 255 c'est le nombre total de cadeaux gagnés à la Tombola le 10 juillet 2000 au village accueil à Carpentras

Le profil:

Profil-EDT2000.JPG

Ma course:

J'étais arrivé la veille pour avoir un emplacement au camping de Sarrians près de CARPENTRAS.

Comme souvent dans ce genre de situation, j'utilisais ma voiture pour dormir, un Citroën Evasion dont je retirais les sièges et la banquette à l'arrière pour pouvoir installer un matelas pneumatique et un sac de couchage sur le plancher tout plat, je pouvais même accrocher mon vélo tout équipé de sa plaque de cadre sur un coté à l'intérieur, il était protégé de l'humidité de la nuit (je n'ai plus ce véhicule dont le moteur a lâché en 2010 après 400000 kms et 14 ans de bons et loyaux services).

C'était parti pour une belle journée de vélo, c'était la première fois que j'allais gravir le Ventoux.

Très beau temps le matin au départ de CARPENTRAS, juste quelques nuages.

Comme toujours ç'était parti très vite.
Premier souvenir, arrivé au ravitaillement liquide du col de Murs, il n'y a plus rien, pas de problème j'ai toujours 2 bidons et je suis sobre comme un chameau.

Je m'étais ensuite bien régalé sur ces belles routes du Vaucluse.
J'avais commencé à souffrir un peu de la chaleur en remontant en plein soleil le col des Abeilles.

Arrivé au pied du Ventoux, à la sortie de BEDOIN, j'avais doublé les derniers rescapés du groupe de LEMOND, lequel avait déjà abandonné, il s'agissait de la recomposition de son ancienne équipe pour fêter les 10 ans de sa dernière victoire sur le Tour de France.

La montée vers le sommet s'était bien réalisée même si j'avais quand même dû mettre pied à terre plusieurs fois avant d'arriver au Chalet Reynard avec une chaleur un peu suffocante et pas trop d'air.

Rien à voir avec ce qui allait suivre.

Avant le Chalet Reynard, je rentrais dans la brouillasse et il commençait à tomber quelques gouttes.

Je revêtis un coupe-vent qui n'était pas étanche.

La fin fût dantesque.

Passé le Chalet Reynard nous nous sommes retrouvés pris dans un orage, 6 kms sous le déluge, du grésil qui nous piquait les cuisses surchauffées par l'effort de la montée, un vent glacial, il ne faisait plus que 1°C au sommet alors qu'il faisait plus de 30°C au pied.

Mais j'avais vaincu le Mont-Ventoux, l'arrivée était jugée au sommet.

Mon temps: Dossard 6898 - 7H24'52", moyenne de 21 km/h, 3332ième au scratch.

Au sommet l'organisation nous avait remis des plastrons pour se protéger dans la descente vers le village d'accueil à MALAUCENE.

Plus de la moitié des concurrents seront arrêtés au Chalet Reynard par mesure de sécurité, j'avais eu bien de la chance de passer avant.

Je me souviens encore de cette descente, trempé, frigorifié, malgré le coupe-vent et le plastron mis par dessus, les bras tremblaient, le vélo guidonnait, je zigzaguais sur toute la largeur de la route, les lunettes pleines de buée, il fallait toute l'attention pour ne pas tomber dans un fossé ou se prendre la paroi.

Enfin, à mi-pente, j'avais surgi dans le soleil et très rapidement j'avais séché.

Le reste de la descente fût un vrai régal, à fond, un vrai plaisir de rouler dans la chaleur retrouvée, il faisait alors 34°C au pied.

Plateau repas bienvenu. Il fallait encore rentrer sur CARPENTRAS.
Lorsque j'étais reparti, nous nous étions retrouvé un petit groupe de 5, c'était alors engagée une superbe partie de manivelles pour revenir au départ, parfois à plus de 50 à l'heure, un retour dans l'euphorie.

Ceci concluait une superbe journée de vélo, c'était la première fois que je faisais autant dans une même journée, précisément 209 kms mais avec en plus un géant au passage.

J'arrivais ensuite au camping. Une bonne douche et retour à la maison, encore 3H de route.

Etape du Tour 2000

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Mes 6 Etapes du Tour - Partie 2 - 1998 - Les 2 Alpes

4 Janvier 2013, 12:45pm

Publié par Jean-Pierre

En 1996, je n'avais pas pu participer à l'EDT LE-PUY-EN-VELAY vers SUPER-BESSE, je ne me souviens plus pour quelle raison, vraisemblablement à cause des vacances familliales, et en 1997 l'EDT était à nouveau dans les Pyrénées.

 

Voici donc ma deuxième participation à une Etape du Tour.

 

6e ÉDITION de l'Étape du Tour

Jeudi 23 juillet 1998 : Grenoble -> Les 2 Alpes

Lieu : Alpes

Départements traversés : Isère (38) - Savoie (73)

Km : 189

Les difficultés : Col de la Croix de Fer, Col du Télégraphe, Col du Galibier et la montée vers Les 2 Alpes

Nombre d’engagés : 4 638 en fonction des qualifications de Périgueux et de Mâcon

Nombre d’arrivants : 2 229

Village Accueil : Parc Paul-Mistral à Grenoble

Arrivée : Station des Deux Alpes

Météo : Météo : Froid à Périgueux, première grosse chaleur à Mâcon, grand beau le 23 juillet pour Grenoble les Deux Alpes

Les célébrités de la course:

A. Prost (en qualification), B. Darniche, E. Clerico

Les vainqueurs:

Masculin : José Doran
Féminine : Christine Muller-Seiller

Les pays représentés:

Allemagne, Andorre, Angleterre, Belgique, Danemark, Espagne, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays Bas, Portugal, Suède, Suisse, Ukraine, Canada, Etats Unis, Australie, Chine, Japon, Afrique du Sud, Total : 494 participants étrangers

1998, l'année des qualifications:

Pour des raisons de sécurité et de problèmes d'organisation qui menaçaient notre épreuve, nous décidons d'organiser deux qualifications à Périgueux en Dordogne 191 km (2 069 inscrits) et à Mâcon en Saône et Loire 180 km (3 043 inscrits), ceci les 3 et 10 Mai.
Deux courses superbes, gérées comme pour les véritables étapes du Tour, un souvenir inoubliable pour nous organisateur et pour tous les coureurs ayant eu la volonté et le courage de venir

Les anecdotes:

La « Pasta-Party » organisée dans le Palais des sports de Grenoble, lieu des mythiques 6 jours.
Une chaleur terrible qui entraîna un nombre incalculable d'abandons, d'où gros problèmes de récupération des coureurs, des cars balais mettant beaucoup de temps à rejoindre l'arrivée.

Les citations:

José Doran, le vainqueur, dossard 181 « J'avais décidé de gagner. »
Dominique Celle, dossard 159 « Je suis quand même mieux là qu'au boulot. »
Dieter Kleiser, dossard 2028 « Et maintenant, il me reste à retourner à Grenoble à vélo pour prendre mon train. »
Jean-Luc Félix, dossard 218 « On dit du Télégraphe que c'est un petit col. Moi cela fait trois jours que je le passe, et trois fois que je suis planté ! »
Claude Huré, dossard 3398 « Avec mes 100 kilos, j'ai grimpé le Galibier sur 32x26. L'an prochain, il faudra instaurer des catégories de poids. »
Antoinette Rigori, dossard 2657 « Lundi, je viendrai voir les pros dans le Galibier, mais il ne faut pas l'écrire, je n'ai pas prévenu mon patron. »

Le profil:

Profil-EDT1998.JPG

Ma course:

Tout avait pourtant bien commencé pour cette Etape du Tour.

D'abord, ayant tiré les leçons de l'Etape du Tour 1995, j'avais changé de vélo, j'avais alors un LOOK carbone équipé d'un triple plateau avec comme plus petit développement un 30x28 qui devrait me permettre de passer n'importe où et même de grimper aux arbres.

Ensuite il y avait eu cette qualification brillamment obtenue à MACON, sur un parcours au profil vallonné et bien évidemment moins difficile, 180 kms réalisés en 7H03' à la moyenne de 26,4 km/h .

Je n'ai pas gardé beaucoup de souvenirs de cette qualification, je n'ai jamais retrouvé le circuit réalisé du coté des Monts du Mâconnais, le seul col que j'avais passé suivant mon souvenir est le col des Chèvres, bien que j'en avais sûrement passé d'autres au sud de CLUNY.

Pour cette Etape du Tour, ce fût à nouveau camping.

La veille, j'avais planté une tente au stade Lesdiguières (rugby Grenoble) où j'avais lié connaissance avec un parisien, alors en vacances en famille en Espagne, remonté à GRENOBLE pour l'occasion, qui avait installé sa tente à coté de la mienne, sur un parterre.

Nous avions alors décidé d'aller mettre ma voiture à l'arrivée aux 2 ALPES, sachant que lors de mon inscription j'avais prévu de redescendre sur GRENOBLE à vélo après la course.

De retour, nous étions allés à la pasta-party.

Le lendemain, je pris un petit-déjeuner dans la tente puis ce fût le départ pour rejoindre nos SAS respectifs.

Un souvenir qui m'a marqué, c'est l'interminable montée vers le col de la Croix de Fer, 75 kms, d'abord en longs faux-plats montants de GRENOBLE ROCHETAILLEE en passant par VIZILLE, SECHILIENNE et LIVET-ET-GAVET, puis les 37 kms de montée vers le col à partir de ROCHETAILLEE.

Même si je n'ai pas le souvenir d'en avoir bavé sur le moment, il y avait bien de quoi y laisser déjà quelques plumes.

Passage du col sans problème, il restait de petites canettes de coca tiède au ravitaillement liquide.

Ensuite ce fût la descente sur la Maurienne puis la remontée de la vallée en direction de SAINT-MICHEL-DE-MAURIENNE, avec le vent dans le pif comme très souvent dans cette vallée, puis la montée vers le col du Télégraphe, il n'était pas loin de midi, je montais en profitant au maximum des zones d'ombres.

C'est un gros avantage de l'EDT, pas de véhicule, hormis ceux de l'organisation et des différents services de sécurité, du coup tu peux choisir ta trajectoire et changer de coté comme bon te semble.

Arrivée au ravitaillement solide à VALLOIRE avec déjà près de 140 kms depuis le départ.

Je vais peut-être commettre une erreur monumentale, je m'étais bien ravitaillé mais je l'avais fait en m'asseyant par terre.

Au bout d'un moment, je m'étais dit qu'il fallait quand même repartir alors que mentalement j'étais trop bien, assis par terre.

Et quelques kilomètres plus loin, je n'eus plus de jambes, je dus mettre pied à terre, épuisé, totalement incompéhensible alors que tout allait si bien jusqu'au ravitaillement.

Je repartis, je m'arrêtas à nouveau près d'un ruisseau pour bénéficier de sa fraîcheur et de l'ombre de quelques arbres, je voulus abandonner mais les cars étaient déjà remplis de cyclos, et il y en avait partout au bord de la route, couchés, en vrac.

Je repartis, je m'arrêtas, je repartis, je m'arrêtas encore, il restait encore plus de 10 kms avant le sommet, je n'étais encore qu'au Plan Lachat, et il faisait un cagnard pas possible alors que les PRO qui passeront par là 4 jours plus tard le firent dans la neige et le brouillard.

Petit à petit, j'atteignis le sommet. Une vraie délivrance.

Dans la descente je pus retrouver une certaine forme.

Arrivé au pied des 2 Alpes, je m'arrêtas en me disant qu'il me restait encore 12 kms à grimper, ce n'était pas encore fini. Un fourgon des pompiers de Paris, dont une équipe participait, s'arrêtat à ma hauteur et me proposat de me monter là-haut, je sautais sur l'occasion.
Ils me déposèrent un peu avant l'arrivée pour me permettre de passer la ligne sur le vélo, de toute façon c'était sans importance j'étais déjà hors délai, je crois même que j'ai passé le col de l'Alpe mais je ne l'ai jamais compté comme un col franchi.

Mon temps: Dossard 3093 - environ 12H20' temps roulé, moyenne de 15,3 km/h, non classé.

Je retrouvais alors le collègue parisien, arrivé depuis longtemps, et nous étions ensuite rentrés sur GRENOBLE pour démonter et récupérer nos tentes.

Ce fût ma seule cyclosportive où je suis arrivé hors délai et où j'ai failli abandonner.

Bien que ce ne soit pas positif, j'en garde quand même un souvenir impérissable.
Dans la vie on ne se souvient pas forcément que de ce qui est positif.

    Qualification Etape du Tour 1998

Etape du Tour 1998
Pas de diplôme, je me suis fabriqué deux pages en souvenir à partir des pages des magazines des Vélo-Magazine, sur lesquelles j'ai collé les photos Maindru.

 

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Mes 6 Etapes du Tour - Partie 1 - 1995 - L'Alpe-d'Huez

4 Janvier 2013, 12:25pm

Publié par Jean-Pierre

L'hiver est propice aux périodes d'inactivité.

C'est mon cas en ce moment où les rhinites, sinusites et autres bronchites m'empêchent de sortir pour rouler.

Ces périodes se prêtent donc bien pour écrire des articles sur quelques vieilleries datant d'avant la création du blog.

 

Ainsi, je m'en vais vous conter quelques souvenirs, déjà lointains pour certains, sur les 6 Etapes du Tour auxquelles j'ai participé.
L'ETAPE DU TOUR a été créée en 1993 par le magazine Vélo-Magazine auquel j'étais alors abonné, reprise ensuite par Mondovelo et maintenant organisée par ASO.

Les deux premières éditions ayant eu lieu dans les Pyrénées, je n'avais pas pu y participer.
Lorsque pour l'édition de 1995 le choix se porte sur les Alpes ma décision est vite prise, je m'inscris.

A l'époque il n'y avait pas besoin de s'inscrire très tôt et il n'y avait pas les critères nécessaires comme aujourd'hui.

Par la suite, je n'ai pas participé à toutes les EDT que j'aurais voulu faire et je n'ai jamais voulu faire celles qui ont été organisées dans les Pyrénées compte tenu de l'éloignement et de la logistique que cela impose.

Pour chaque édition à laquelle j'ai participé il y a des informations que j'avais récupérées sur l'ancien site de L'Etape du Tour - Mondovelo.

 

Voici ma première Etape du Tour 1995.

 

3e ÉDITION de l'Étape du Tour

Samedi 8 juillet 1995 : Aime -> L’Alpe d’Huez

Lieu : Alpes

Départements traversés : Savoie (73) et Isère (38)

Km : 160

Les difficultés : Col de la Madeleine, Col de la Croix de Fer et Montée de l'Alpe d'Huez

Nombre d’engagés : 4 595

Nombre d’arrivés : 2 975

Arrivée : Station de l'Alpe d'Huez

Météo : Voile brumeux au départ, arrivée sous un grand soleil, le goudron fondait dans la montée de l'Alpe-d'Huez

Les célébrités de la course:

A. Prost, P. Belmondo, B. Darniche, P. Portes

Les vainqueurs:

Masculin : Thierry Bourguignon

Féminine : Marion Clignet

Les pays représentés:

Allemagne, Andorre, Angleterre, Belgique, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, États-Unis, Australie, Japon, Total : 334 participants étrangers

Le drame:

Un jeune coureur, Sylvain Chaigneau, se tue dans la descente de la Croix de Fer.
Toutes nos pensées vont vers ses parents et sa soeur présents lors de cet accident qui nous marquera à jamais.
Notre plaisir d'organisateur disparaît, l'Étape du Tour est remise en cause.
Claude Chaigneau nous encourage à repartir en mémoire de son fils décédé.
Un grand merci pour son courage à lui et ses proches. Il vient maintenant chaque année remettre un trophée souvenir que nous décernons au vainqueur de la catégorie 18-25 ans

Les anecdotes:

Un village monté sur le terrain de football d’Aime avec les tentes de l'armée servant à la récupération des dossards.
Une équipe de bénévoles extraordinaire emmenée de main de maître par Patrick Charrière, adjoint à la Mairie de Aime.
Une sécurité accrue et de mieux en mieux organisée avec tous les carrefours protégés.
Richard Virenque est parrain de l'épreuve.
Bruno Lemoine a poussé l'identification jusqu'à chevaucher un vélo semblable à celui que Roger Lapébie utilisa lors de son tour victorieux en 1937. Toutes les pièces de son vélo sont rénovées mais d'origine avec un changement de vitesses à tringle pour 2 plateaux de 44 et 50 dents et 3 vitesses à l'arrière, le plus grand pignon comptant 25 dents.
David Pitman, dossard 4459, a roulé et terminé avec un VTT

Les citations:

Un moniteur de ski
« J'ai commis l'erreur de mettre des chaussures neuves ce matin. »

Thierry Bourguignon, dossard 6
« Ne pouvant participer au Tour de France en raison du désistement du Groupement, je n'avais pas un gros moral. J'étais même prêt à arrêter le vélo. Mais il y avait cette Étape du Tour, et je me la suis fixé comme objectif… »

Le profil:

Profil-EDT1995.JPG

Ma course:

 En 1994, j'avais fait ma toute première cyclosportive, La Marmotte, mais je n'avais pas voulu grimper l'Alpe-d'Huez, me contentant du Marmotton, préférant rester sur le plaisir d'avoir gravi pour la première fois les cols de la Croix de Fer et du Galibier avec mon vélo acier Raleigh doté comme plus petit développement d'un 42x28.

Aujourd'hui je serais bien incapable de tirer un tel développement dans le Galibier.

Et l'occasion m'est donnée avec cette Etape du Tour d'enfin gravir cette montée mythique.

J'ai réussis à convaincre mon épouse à m'accompagner pour assurer la logistique, le départ et l'arrivée n'étant pas situés au même endroit.

Nous nous étions installés au camping à AIME la veille, d'où nous pouvions faire de petites balades à vélo sur la piste cyclable et nous rendre à la pasta-party.

Le lendemain lever très tôt, il faisait encore nuit, prise du petit-déjeuner à l'entrée de la tente à la lumière de la lampe à gaz.
Il faisait bien frais, au bord de l'Isère.

Rendez-vous sur la ligne de départ.

Quelques minutes avant le départ, alors que j'étais déjà dans mon SAS, je constatais une crevaison lente de la roue arrière, j'eus tout juste le temps de remplacer ma chambre à air, il ne me restait plus qu'une seule chambre à air de rechange.

Et ce fût le départ, c'était parti à fond en direction de MOUTIERS, sur la nationale, sur toute la largeur, rien que pour nous.

Arrivé au pied du col de la Madeleine, je m'arrêtais pour acheter une autre chambre à air à un point Mavic.

J'ai ensuite comme souvenirs, d'avoir très bien monté le col de la Madeleine, une première pour moi, d'avoir fait une superbe descente vers LA CHAMBRE (avec l'air qui me rafraîchissait bien le visage ), ensuite d'avoir effectué une belle grimpée du col de la Croix de Fer par SAINT-JEAN-D'ARVES et ses tunnels, une autre première pour moi dans ce sens, d'avoir fait encore une belle descente sur ROCHETAILLEE en admirant au passage les ouvrages des barrages de Grand-Maison et d'ALLEMONT sur lesquels j'avais travaillé en 1983/1984.

Ensuite ce fût plus dur, je coinçais dans les lacets de l'ALPE-D'HUEZ, je dûs mettre pied à terre plusieurs fois, dans le cagnard , mais après le village d'HUEZ, la pente s'adoucissant quelque peu, je pûs terminer sur le vélo, et l'excitation, liée au plaisir de vaincre cette montée, aidant, je terminais au sprint à plus de 20 km/h les derniers kilomètres .

J'attendis un long moment l'arrivée de mon épouse, prise dans des bouchons depuis VIZILLE , qui me juras que c'était la dernière fois qu'elle m'accompagnait, ce que je compris bien évidemment.

Mon temps: dossard 4155 - 10H40'29", petite moyenne de 14,6 km/h, classé 2369ième (sur 2975 arrivants).

Le matériel utilisé avait montré ses limites, par rapport à mon gabarit, en haute montagne.

Etape du Tour 1995

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L'heure des bilans

2 Janvier 2013, 09:34am

Publié par Jean-Pierre

Normalement, en début d'année on annonce plutôt des hausses en tout genre.
A l'heure des bilans pour l'année 2012 ce sont des baisses que je vais vous annoncer.

Moins de kilomètres parcourus après, il faut le dire, une année 2011 qui avait été exceptionnelle.
Un total tout confondu de 9242 kms dont 7820 kms de route (10110 en 2011) et 1422 kms à VTT.

Même mon total "Vélo-boulot" est en berne avec seulement 3525 kms réalisés.

Dès le début de l'année 2012 le retard s'est accumulé et n'a fait que s'amplifier au fil des mois malgré un très beau mois de mars où j'avais battu un record de kilomètres.
Une météo capricieuse, grand froid puis pluies régulières, est venue perturber ma saison et mettre à l'épreuve ma motivation initiale.
Certainement une certaine fatigue, contrecoup de 2011 (?), ne m'a pas aidé.

Aucune cyclosportive réalisée avant septembre, à chaque fois une bonne excuse pour ne pas prendre le départ, vent, pluie, pas d'envie, rien de ce que j'avais programmé en début d'année n'a pu être réalisé.

Adieu, la Bisou, adieu la Scott 1000 bosses (annulée par ailleurs par l'organisation suite à une tempête), adieu le Challenge Vercors, adieu même l'Etape du Tour dont je n'ai pas pris le départ parce qu'il pleuvait.
Les quelques BRM que j'avais envisagés, dont le BRM de 300 kms de montagne à Grenoble, sont aussi passés à la trappe.

Une petite éclaircie avec le Rallye Le Dauphin de l'Isle-d'Abeau avec des amis.

20120513-006 Rallye de l'Isle d'Abeau

Un gros point positif pour l'année 2012: la réussite de mon challenge pour devenir le premier parrain officiel du calvaire de Portes dans le Challenge BIG et les 25 grimpées de ce col réalisée dans l'année.

20121024-009-Sortie-Calvaire-de-Portes--Bugey-

Enfin une deuxième partie de saison un peu meilleure avec la réalisation d'une belle cyclosportive à but humanitaire à laquelle je tiens beaucoup, le Raid du Bugey, sur le parcours moyen mais en partant de chez moi, ce qui me fît une belle sortie sans oublier le Rallye de la Noix en très bonne compagnie des cycloblogueurs de la région.

P1180026

20121013-026 Rallye de la Noix à Vinay

 

Pour 2013, j'ai déjà une bonne idée de ce que pourraît être ma saison.
Je suis déjà inscrit pour l'Etape du Tour (Annecy - Le Semnoz) et pour l'Ardéchoise en 3 jours avec des amis, c'est la première fois où je vais me lancer sur plusieurs jours.

Mais je ne souhaite pas faire de planning précis, préférant y aller au feeling selon mes sensations (pour écrire en français).

 

 

Très bonne année 2013 à tous

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