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Forts de l’expérience acquise lors des vacances 2006 « La Loire à vélo » et 2008 « La Bretagne à vélo », nous nous fixons pour nos vacances 2009 un autre objectif : ce sera « Le Canal du Midi à vélo ».

Pour les dates, nous avons retenu du 1ier au 13 août 2009.

Canal du Midi049

 

Premier point important : l’hébergement.

Au départ du projet, nous aurions aimé faire de l’itinérant en faisant des étapes d’environ 50 kms pour aller de chambre d’hôte en chambre d’hôte en essayant de rester 2 jours à chaque hébergement pour visiter les alentours du canal.

Mais finalement nous optons pour une solution moins onéreuse, celle de transporter tout notre matériel à l’aide de remorques et d’aller de camping en camping, ce qui nous laisse plus libre de nos mouvements, il n’y a pas d’obligation de réservation.

 

Deuxième point important : l’itinéraire.

Au départ, nous avions prévu de faire le canal de la mer à Toulouse.

Nous aurions aimé laisser la voiture au bord de la mer et monter en train à Toulouse pour ensuite redescendre à vélo le long du canal.

Cette solution avait un inconvénient majeur : mettre les vélos + les remorques démontées + tous les sacs à dos, valises et autres matériels dans le train, nous avons imaginé la gêne occasionné pour les autres usagers du train.

Nous avons donc opté pour un départ au milieu de l’itinéraire avec un aller-retour vers Toulouse, puis un aller-retour vers Narbonne : inconvénient, nous faisions le canal dans les 2 sens, ce qui pouvait en limiter l’intérêt.

 

Troisième point important : l’intendance.

Les remorques utilisées en 2006 s’étant avérées trop restreintes et surtout relativement fragiles, nous ne voulons pas prendre de risques de repartir avec elles.

Nous les avons donc revendues au Trocathlon du printemps, et avec les bons reçus nous avons racheté des matelas et oreillers auto-gonflables, moins volumineux et moins lourds que nos anciens matelas pneumatiques, et surtout qui ne nécessitent plus de trimballer un gonfleur.

Nous avons racheté deux remorques sur Le Bon Coin et Ebay, ces remorques plus vastes et plus solides (équipées de grandes roues à rayons) sont prévues pour transporter, chacune, deux enfants en bas âge.

Elles sont donc idéales pour pouvoir contenir tout notre matériel : toile de tente et arceaux pliants, chambres, matelas, oreillers, sacs de couchage, ustensiles de cuisine, petite valises et sacs à dos pour affaires de rechange, trousses de toilette, pompe à pied et outillage de réparation.

Mon vélo est équipé, également, d'un porte-bagage avec des sacoches.

Nous avons prévu de limiter au minimum le transport d’alimentation car cela fait toujours du poids supplémentaire.

 

ARRIVEE: 1ier août.

Arrivée à RUSTIQUES près de CARCASSONNE.

Avec l'accord du propriétaire, nous laisserons la voiture et la remorque avec ses barres porte-vélos sur le parking du camping.

Installation de la tente.

Cela commence bien !!!!!!!

A peine avons-nous fini de planter les piquets de la tente qu’éclate un violent orage.

Presque une mini tornade, la tente est secouée dans tous les sens, nous sommes obligés, mes deux garçons, mon épouse et moi-même de tenir les quatre piquets aux angles pour éviter qu’elle ne s’envole, l’eau coule entre nos jambes, les grêlons frappent nos mains qui tiennent les piquets, les éclairs et le tonnerre ajoutent une pointe de stress, et cela va durer 2 longues heures.

Et la tente subira un dégât irrémédiable, la casse d’un des deux arceaux centraux, ce qui nous embêtera bien par la suite.

Mais finalement nous ne nous en sortons pas trop mal, d’autres campeurs ont eu moins de chance et ont du finir la nuit à l’abri dans la maison du gardien, leurs tentes ayant été transformées en torrent.

 

PREMIER JOUR : 2 août.

Départ de RUSTIQUES en milieu de matinée, après avoir démonté la tente, constaté la casse d’un arceau, et attendu qu’elle sèche.

Nous descendons par la route jusqu’à TREBES, quelques courses au supermarché, et prenons le chemin le long du canal sur la rive droite.

Aujourd’hui l’étape doit nous conduire à SAINT-MARTIN-LALANDE, près de CASTELNAUDARY.

Rustiques-StMartin-Lalande

Nous avançons sur une portion du canal qui s’avère très difficile, le chemin n’est pas très large et parsemé de racines, la progression est lente, par moment nous ne pouvons pas rouler à plus de 6 km/h.

Nous sommes assez déçus et le moral en prend un coup, nous nous attendions à un circuit mieux aménagé.

Après seulement 12 kms parcourus en 2h10 nous nous arrêtons pour manger à la première écluse après CARCASSONNE, au menu: sandwichs et salades composées.

Heureusement il fait beau et la température commence à monter.

Nous repartons mais le chemin est toujours aussi désagréable, nous n’avançons toujours pas, le moral de la troupe est au plus bas, mes enfants et mon épouse sont découragés, cette première journée est éprouvante.

Compte-tenu de l’état du chemin qui ne s’améliore toujours pas, nous décidons de sortir du canal et de prendre des petites routes pour nous rendre à SAINT-MARTIN-LALANDE.

Nous quittons donc le canal au droit du village de PEZENS.

DSC01487

Pont au niveau duquel nous avons quitté le canal (photo prise au retour)

C’est bien plus roulant mais nous ne sommes plus à l’abri du soleil qui est bien chaud (33°c), ni du vent, le Cers, qui lui souffle assez fort.

Dans le village de SAINTE-EULALIE nous demandons notre chemin, un jeune couple nous l’indique mais nous nous égarons et finalement, nous retrouvons sur « l’ancienne voie romaine d’Aquitaine» avec beaucoup de circulation automobile (route que le jeune couple nous avait déconseillé de prendre justement à cause de cette circulation) et le vent de face qui ralentit toujours notre progression, nous continuons quand même jusqu’à BRAM.

Arrivés là nous tournons à droite, nous quittons la grande route mais la route devant nous mener à notre but est encore longue et en plus elle grimpe.

Aujourd’hui, nous découvrons une chose que nous retrouverons pratiquement tout le temps : le canal ne traverse pratiquement aucun village et dès que vous sortez du canal la route s’élève pour parvenir aux villages environnants.

Nous passons par les villages de VILLEPINTE puis LASBORDES.

A SAINT-MARTIN-LALANDE, un vieux monsieur sur une bicyclette, à la voix rocailleuse, nous indique le chemin pour nous rendre au camping, il nous reste encore au moins 3 kms à faire.

Nous arrivons enfin au camping, en fin d’après-midi, épuisés mais pas mécontents d’y être, surtout qu’il a fallu encore grimper sur les derniers kilomètres en pleine chaleur.

Nous avons mis plus de 5h48 pour faire les 46 kms de l’après-midi (cela fait une moyenne inférieure à 8 km/h).

Total de la journée : 58 kms (7H59’ de selle).

Il nous faut planter la tente mais le sol est dur et les sardines se tordent, ici contrairement au camping précédent il n’y a pas eu de pluie, seulement du vent, heureusement des voisins belges nous prêtent des gros crochets pour faire des avant-trous, et nous parvenons enfin à monter la tente ; elle est déjà déformée avec cet arceau cassé.

Le soir nous dînons sous une tonnelle du camping, nous discutons avec un couple qui descend le canal, mais sans remorque c’est plus facile (eux prévoient le retour en train).

Ce soir, après une bonne douche, personne ne traîne pour aller se coucher.

Que cette première journée fût dure !!!

Commentaire : cette partie du canal est difficilement réalisable avec des remorques à 2 roues comme celles que nous avions.

 

DEUXIEME JOUR : 3 août.

Cette journée commence agréablement par un bon petit-déjeuner à la ferme voisine, cacao, confitures diverses maison, miel, beurre, pains et brioches maison, jus de fruits.

Après de moment très agréable, retour au camping, démontage et rangement.

Départ de SAINT-MARTIN-LALANDE pour une étape devant nous conduire à DEYME, près de TOULOUSE.

StMartin-Lalande-Deyme

Nous descendons à CASTELNAUDARY, distante d’une dizaine de kilomètres du camping, où nous faisons quelques courses dans les commerces locaux pour manger en route le midi.

Nous prenons alors le chemin aménagé le long du canal, par la rive gauche, en grande partie goudronné, c’est très roulant ce qui nous change de la veille.

Nous abordons ensuite une partie en terre, montante, qui nous mène au Seuil de Naurouze.

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L'embranchement de la Rigole qui alimente le canal

 

Alors que nous arrivons à l’écluse de la Méditerranée, Gatien a une roue crevée.

Nous décidons de nous arrêter pour manger, d’autant plus qu’il est l’heure, cela fait 2H32 que nous sommes partis.

Je profiterais de la pause déjeuner pour lui réparer sa chambre à air.

Le gardien de l’écluse nous propose, bien gentiment, une bassine d’eau pour chercher le trou, en fait il y en a même plusieurs.

Nous repartons ensuite, car il nous reste encore du chemin à faire.

Nous nous arrêtons au Seuil de Naurouze où nous faisons les premières poses photos.

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Les vélos, les remorques

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Au-delà du Seuil de Naurouze, à l’écluse de l’Océan, nous changeons de coté du canal pour le remonter par la droite.

Pendant quelques kilomètres la piste est en terre, puis, plus loin, nous trouvons la piste cyclable entièrement goudronnée, cela devient très roulant, c’est alors que nous croisons des groupes de cyclistes sur des vélos de route qui se tirent la bourre, certains pas très contents de trouver des enfants au milieu de la piste en train de regarder à droite et à gauche.

Commentaire : je n’aurais pas l’idée d’aller faire du vélo de route sur une piste aussi encombrée alors qu’il doit y avoir des routes secondaires plus agréables.

En route je discute avec un couple qui descend le canal, ils avaient une remorque avec une seule roue dont l’axe de fixation « très léger » de 5 mm de diamètre a cassé, ils ont dû acheter une autre remorque.

De notre coté, petit souci : la pédale gauche du vélo de mon épouse se desserre, je la resserre régulièrement, tant bien que mal, mais je n’ai pas l’outillage adéquat, il nous faudra trouver un garage.

Nous arrivons enfin à DEYME.

Le camping n’est pas bien indiqué, nous n’avons pas vu le panneau indicateur, nous traversons la grande route et commençons notre ascension dans le village, il commence à faire très chaud (37°C).

J’ai pris un peu d’avance avec Marceau, mon grand, arrivés au sommet du village, à plus de 2 kms de la grande route, je vois deux jeunes filles, je leur demande le chemin et elles me répondent que le camping est en bas de l’autre coté de la grande route.

Demi-tour, heureusement mon épouse, accompagnée du dernier, n’était pas encore arrivée au sommet, je la récupère au passage et nous prenons la descente par une autre route qui nous mène directement au camping, une grande descente où je lâche tout, en faisant attention toutefois de ne pas renverser la remorque.

Surprise, devant le camping il y a un garage automobile, nous nous y rendons et après quelques recherches le patron trouve la bonne clef pour resserrer la pédale du vélo de mon épouse.

Nous arrivons enfin au camping après plus de 4H46 de vélo dans l’après-midi.

Total de la journée : 59 kms (7H18’ de selle), total depuis le départ 117 kms.

Installation au camping, quelques courses dans la superette du camping pour se dépanner, une bonne douche puis nous allons manger à la terrasse du restaurant voisin.

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Notre tente, 3 chambres mais nous n'avons pris que 2, cela laisse la place pour les bagages, les remorques et éventuellement les vélos (pour les mettre à l'abri)

Bonne journée, un peu plus agréable que la veille, c’est le métier qui rentre !!!!!

 

TROISIEME JOUR : 4 août.

Aujourd’hui nous avons décidé d’aller visiter TOULOUSE, distante d’une vingtaine de kilomètres, ce sera sans les remorques, bien plus facile, d’autant plus qu’il n’y a que de la piste cyclable goudronnée.

Toulouse

Alors que nous devons partir le vélo de Gatien est à nouveau crevé, nouvelle réparation.

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Nous pouvons enfin partir à Toulouse.

Arrivés à Toulouse, après 1H32 de vélo, première chose à faire, les courses, pour manger le midi.

Vu la température qu’il fait, nous avons opté de ne rien transporter de périssable.

Nous trouvons un banc à l’ombre le long du canal pour manger (photo 1456).

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Après manger, nous continuons le long du canal jusqu’aux écluses et au réservoir du bout du canal du Midi (plus loin, c’est le canal latéral de la Garonne).

Il fait toujours beau et la température continue à augmenter (41°C au maxi enregistré ce jour).

Sur le retour, mon épouse a vu un jardin public, nous y faisons une pause et bien sûr nous en profitons pour déguster une glace, ce qui nous rafraîchit un peu et nous trouvons une pompe pour refaire le plein des gourdes.

Ensuite nous entrons dans le cœur de Toulouse et nous faisons le tour du Capitole.

Le retour se fait par la piste cyclable et nous rentrons au camping à Deyme après 4H06 de vélo dans l’après-midi, mais nous avons surtout fait de la ballade et de nombreuses pauses.

Une bonne douche, des affaires propres, ce soir nous sortons, enfin nous allons juste au restaurant, il nous a été conseillé par le patron du camping, c’est un restaurant tout récent près d’une mare où se trouve une épave d’un ancien bateau-restaurant aujourd’hui fermé, cadre moderne mais très agréable, très bonne cuisine et chaque emplacement est équipé d’un brumisateur.

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L'ancien bateau-restaurant de Deyme (photo prise au départ le lendemain matin)

Durant le repas, nous avons droit à un spectacle dans la mare, des poissons, des canards et même des tortues d’eau.

Nous rentrons de nuit, avec éclairage et gilets fluo, heureusement il n’y avait que 2 kilomètres.

Total de la journée : 56 kms (5H40’ de selle), total depuis le départ 173 kms.

Encore une très bonne journée.

Commentaire : nous aurions dû prévoir une journée supplémentaire sur TOULOUSE pour aller visiter la cité de l’espace, au moins.

 

QUATRIEME JOUR : 5 août.

Aujourd’hui nous sommes sur le retour.

Pour éviter de faire de grandes étapes comme les deux premiers jours, nous avons décidé de faire trois étapes pour le retour vers RUSTIQUES.

Notre première étape doit nous conduire à MONTFERRAND, un peu avant CASTELNAUDARY.

Deyme-Montferrand

Nous reprenons la piste goudronnée puis en terre jusqu’à l’écluse de l’Océan.

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C'est à cet endroit que j'avais discuté, à l'aller, avec un couple ayant eu un problème de remorque

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Un jeune couple allemand nous prend en photo (en retour de ma proposition de les prendre en photo)

Nous arrêtons à certaines écluses pour regarder tout le travail pour le passage des bateaux (remplissage, vidange, etc….) et en particulier à l’écluse de la Négra, où je discute longuement avec l’éclusier très sympathique qui répond volontiers à mes questions concernant leur vie, leur organisation, leur travail et bien sûr le canal.

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Nous nous arrêtons plus loin pour manger 2H07 après être partis.

Après manger et avoir encore avoir vu quelques écluses fonctionner, nous arrivons enfin à l’écluse de l’Océan.

Là nous quittons le canal pour monter, bien évidemment, au camping de MONTFERRAND, qui porte bien son nom, lové sur un éperon rocheux à 2 kms du canal.

Mais le camping est situé à 6 kms et nous passons le village et continuons, pour arriver au lieu-dit de Saint-Laurent.

Montée très éprouvante car il fait lourd et très chaud, la température au niveau du guidon de mon vélo atteint 48°C.

Mon épouse peine, je file directement au camping, décroche ma remorque et redescends à sa rencontre pour lui venir en aide.

Nous sommes enfin arrivés après 3H08 de vélo.

Total de la journée : 47 kms (5H15’ de selle), total depuis le départ 220 kms.

Le camping est niché dans un petit bois.

Après avoir monté la tente nous prenons chacun une douche rafraîchissante (petite surprise, il y a peu de douches et celles-ci sont munies de plusieurs pommes ; nous apprendrons plus tard qu’il s’agit d’un ancien camp de nudistes et donc les douches étaient ………… collectives!!!!!!!!!).

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Nous décidons de manger au camping car nous sommes situé un peu loin des premiers villages et nous ne sommes pas sûr d’y trouver des endroits pour se restaurer.

Pendant la nuit, nous avons droit à quelques grondements de tonnerre.

A coté de nous s’est installée toute une famille de cyclistes qui font le même périple que nous mais avec des fourgonnettes et remorques en assistance, nous les avions d’ailleurs déjà vu au camping précédent. 

 

CINQUIEME JOUR : 6 août.

Aujourd’hui nous avons prévu la visite de CASTELNAUDARY.

Castelnaudary 

Après un petit déjeuner copieux pris au bar du camping (réservé la veille), nous voilà partis, nous prenons la direction de AVIGNONET-LAURAGAIS, au passage, nous traversons un champ d’éoliennes.

Petite halte au village pour admirer les remparts dont la tour (prison) avec sa statue de chevalier-soldat.

Nous traversons la grande route et rejoignons le canal au droit de l’écluse d’Emborel.

Nous descendons le canal et, arrivé à l’écluse de l’Océan, je vois l’éclusier, je lui demande où, d’après lui, nous pourrions déguster le meilleur cassoulet des environs.

Commentaire : nous ne pouvions pas passer dans cette région sans aller manger un cassoulet, même en plein mois d’août.

Sans hésitation, il nous indique de nous rendre à LABASTIDE D’ANJOU « chez Etienne ».

Nous profitons pour traverser les aménagements du Seuil de Naurouze, je vais, en particulier, voir l’obélisque de Riquet perché sur un éperon rocheux, malheureusement l’accès en est interdit (grilles soudées) à cause de dégradations qu’il a subi (tags).

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Ensuite nous arrivons au village indiqué et mangeons un cassoulet, tant attendu et bien mérité !!!!!

L’après-midi, nous reprenons le canal et descendons à CASTENAUDARY.

DSC01476,

Visite de la ville et du port sur le canal, nous allons jusqu’à la quadruple écluse de Saint-Roch, où nous regardons assez longuement le travail de l’éclusier, perché dans sa tour de contrôle pour faire monter plusieurs bateaux à la fois.

C’est un sacré travail de vidange et de remplissage successifs de chacun des 4 bassins et cela représente une belle hauteur de franchissement.

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Après le goûter, retour au camping à MONTFERRAND.

En tout cas le cassoulet a été bien digéré et personne ne s’en est trouvé gêné.

Total de la journée : 58 kms (4H52’ de selle), total depuis le départ 278 kms.

Ce soir il est annoncé des orages, je renforce le toit de la tente en le soutenant avec un madrier que j’ai trouvé dans la réserve du camping.

DSC01484DSC01486Les remorques sont à l'abri

Nous mangeons à l’abri dans le bar du camping.

Finalement, l’orage aura tourné autour, il n’y aura eu que quelques gouttes et du vent mais nous sommes placés dans une clairière du bois un peu à l’abri.

 

SIXIEME JOUR : 7 août.

Aujourd’hui direction MONTREAL (mais pas au Canada !!!!!!!!).

Montferrand-Montréal

Après avoir démonté la tente et tout rangé dans les remorques, nous prenons la route.

La veille, nous nous sommes rendu compte que celle traversant le champ d’éoliennes et arrivant à AVIGNONET-LAURAGAIS est certes plus longue mais moins pentue.

Nous repassons donc par là et reprenons le canal au droit de l’écluse de l’Emborel.

Nous redescendons le canal, traversons CASTENAUDARY, continuons notre chemin, plus facile dans le sens de la descente, nous prenons plus le temps de regarder les nombreuses écluses qu’à l’aller.

Nous sortons du canal au niveau de BRAM, que nous traversons et nous dirigeons vers MONTREAL.

Evidemment, comme son nom l’indique, le village est situé sur une colline, il nous faut encore monter pendant près de 6 kms.

Nous arrivons au camping, celui-ci est municipal, un peu en pente, peu d’équipement, pas de gardien, des sanitaires propres mais pas de première jeunesse.

Total de la journée : 53 kms (5H03’ de selle), total depuis le départ 331 kms.

Un peu plus bas, il y a la piscine municipale, le camping donne un droit d’accès, pendant que nous installons la tente et prenons un thé, les gones vont à la piscine.

Ce soir nous allons manger dans le haut du village, dans une pizzeria, ce sera la première pizza du séjour.

Au retour au camping, des adolescents avec guitares ont pris place sur le banc à l’entrée du camping qui était occupé par des anciens lorsque nous sommes arrivés dans l’après-midi, eux ne vont pas rester trop longtemps.

Mais nous allons passer une nuit mémorable, nous sommes vendredi, c’est la fin de semaine, en dessous du camping se trouve une zone où les jeunes doivent avoir l’habitude de se réunir.

Et bien nous n’arriverons pas à fermer l’œil, des discutions acharnées, des chants, des cris toute la nuit, des démarrages de voitures sur les chapeaux de roues, des crissements de pneus, des coups d’avertisseurs, des claquements de portières, de la musique à fond, nous aurons droit à toutes les incivilités nocturnes possibles.

Enfin lorsque le calme se fait enfin, il est environ 4H30 du matin, nous arrivons à peine à nous endormir, se demandant si le vacarme ne va pas reprendre à tout instant.

Quelle nuit !!!!!!!!!!

  

SEPTIEME JOUR : 8 août.

A 7H00, tous les usagers du camping sont debout, les traits tirés.

Une bonne douche pour se remettre en forme, un petit déjeuner rapidement expédié, nous n’avons qu’une hâte, c’est de « foutre le camp » de ce patelin, la tente est rapidement démontée et les remorques chargées.

Je me rends compte que le pneu d’une roue de ma remorque est usée, on voit la toile : risque accru de crevaison.

Je me rends au petit garage du coin pour demander s’il n’aurait pas, par hasard, un vieux pneu de vélo pour en découper une bande.

Il n’y a pas ça mais le garagiste me trouve dans sa poubelle une vieille chambre à air de brouette, cela fera très bien l’affaire.

Je m’en servirais, en cas de crevaison, pour en faire une grosse rustine à l’intérieur du pneu.

Nous voilà enfin partis pour retourner au camping du départ à RUSTIQUES.

Montréal-Rustiques

Pour nous rendre au canal, il n’y a que de la descente.

Nous reprenons le canal un peu en dessous de BRAM, dans une partie que nous n’avions pas faite à l’aller.

Nous allons rouler sur la partie la plus difficile mais cela nous paraîtra moins, nous avons l’habitude et le moral est meilleur que le premier jour, malgré la mauvaise nuit que nous venons de connaître.

Repas au niveau de l’écluse d’Herminis après 2h12 de vélo.

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Ecluse d'Herminis (au fond l'écluse double de Lalande)

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Sur chaque maison d'éclusier sont indiqués le nom de l'écluse et les distances avec les écluses amont et aval

Après manger, nous repartons vers CARCASSONNE.

Une partie de la berge n’étant pas aménagée, à l’entrée de la ville, il nous faut la quitter et nous nous retrouvons au milieu de flot de voiture.

Enfin nous redescendons vers le canal au niveau du port.

Cela fait 53mn que nous sommes repartis, et, alors que je me retourne pour voir où se trouve mon épouse, je l’aperçois qui fait des signes.

Je fais demi-tour et revient vers elle.

Plus je me rapproche et plus je vois qu’elle tient quelque chose dans sa main, on dirait un serpent.

Ce n’est pas possible !!!!!

Mais non, c’est la chaîne de son vélo, un maillon cassé.

Situation cocasse, je n’ai même pas eu le réflexe de prendre une photo.

Bon mais maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

Renseignement pris à la guérite d’un vendeur de billet de ballades en bateau, j’ai deux adresses de magasin de cycles, nous allons au plus proche, ouf, il est ouvert.

Il me dit qu’il n’a plus de mécano, je lui réponds que ce n’est pas grave, j’ai juste besoin d’un maillon rapide.

Je répare la chaîne et nous voilà repartis.

Nous avons encore du chemin à faire, au moins 20 kms.

Nous arrivons enfin au camping après 1H46 de vélo depuis CARCASSONNE.

Finalement la roue de ma remorque a tenu, pas de crevaison.

Total de la journée : 46 kms (4H47’ de selle), total depuis le départ 377 kms.

Installation de la tente, l’emplacement qui nous était réservé est pris, pas grave nous trouvons un autre emplacement.

Le soir repas au restaurant du camping.

Le vent souffle à nouveau, la tente est secouée et je n’ai pas de madrier pour la renforcer, mais elle tient.

 

HUITIEME JOUR : 9 août.

Aujourd’hui, pas de vélo, ce sera visite de la Cité de CARCASSONNE.

Nous allons prendre avec plaisir la voiture et poser nos derrières sur des sièges plus confortables.

Nous prenons la matinée pour nous reposer (de temps en temps cela ne fait pas de mal!!!!!) et profiter pour faire quelques courses au supermarché voisin.

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Il y a toujours du vent violent.

Juste après notre départ nous essuyons un orage assez violent, heureusement que nous sommes en voiture.

Décidément, nous allons finir par croire qu’à RUSTIQUES il n’y a que des orages.

Visite très agréable de cette belle cité de CARCASSONNE.

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NEUVIEME JOUR : 10 août.

Aujourd’hui, reprise des vélos, sans remorque, pour faire une partie du canal en dessous de TREBES.

Marseillette

Matinée passée à flemmarder pendant que les gones vont à la piscine du camping.

L’après-midi, nous descendons du camping vers le canal.

Ecluse triple de TREBES : nous regardons pendant un long moment (environ 1/2H) la manœuvre pour passer plusieurs bateaux en même temps

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Nous repartons ensuite en direction de MARSEILLETTE en longeant le canal dans une partie très plate (les distances entre les écluses se sont considérablement allongées, il y a 9210 mètres entre l'écluse de TREBES et celle de MARSEILLETTE) et en plein soleil.

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Il y a moins d’arbres ou bien ils sont de taille plus modeste, la température a bien baissé depuis quelques jours, bien qu'il fasse encore 33°C.

Après avoir fait le tour du village nous rentrons au camping.

Total de la journée : 28 kms (2H53’ de selle), total depuis le départ 405 kms.

Le soir nous redescendons à TREBES pour aller manger dans une pizzeria au bord du canal.

 

DIXIEME JOUR : 11 août.

Ce matin, nous quittons le camping de RUSTIQUES pour nous rendre en voiture à MIREPEISSET près de NARBONNE.

Installation dès notre arrivée dans un nouveau camping (camping situé dans une boucle de la Cesse, affluent de l'Aude).

 Le Somail                           

L’après-midi nous partons faire une virée le long du canal avec comme objectif d’aller voir la séparation entre le canal du Midi et le canal de la Robine près de LE SOMAIL.

Nous partons par des petites routes en direction d’ARGELIERS où nous prenons le chemin le long du canal en direction de CAPESTANG.

Zone ombragée, chemin bosselé et sinueux.

A mi-chemin nous faisons demi tour pour nous rendre à LE SOMAIL.

Nous sommes alors dans une zone non ombragée, plate et droite, sans intérêt, et il recommence à faire chaud, la température est remontée à 38°C.

Nous traversons le village de LE SOMAIL que nous visitons, il y a même un atelier de peinture dans lequel nous nous arrêtons quelques instant.

Nous rentrons ensuite au camping par des petites routes dépourvues de circulation mais en plein soleil.

Total de la journée : 27 kms (2H36’ de selle), total depuis le départ 432 kms.

Après le repas du soir, ballade le long de la Cesse.

 

ONZIEME JOUR : 12 août.

Pour ce dernier jour de vacances sur le canal du midi, vu la fatigue accumulée par les enfants et mon épouse, nous décidons de laisser les vélos.

Aujourd’hui ce sera une journée culturelle et historique avec la visite de l’abbaye de FONTFROIDE, magnifique abbaye relativement bien conservée et qui comme toute abbaye cistercienne qui se respecte est nichée au fond d’un vallon frais et ombragé à l’abri des regards et des routes de circulation.

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Visite guidée très intéressante et très instructive, en plus dans ses murs il y fait très frais ce qui ne gâche rien au plaisir.

Malheureusement avec le risque d’incendie lié à la chaleur, à la sécheresse et au vent il nous est interdit de nous promener jusqu'au sommet de la colline qui surplombe l’abbaye nous empêchant de pouvoir embrasser le paysage de plus haut car la vue devait être magnifique à la croix.

DSC01515Une petite tour de guetDSC01516

Retour au camping pour une dernière soirée.

Nous mangeons dans un jardin public, contigu au camping, le long de la rivière, au frais.

Soirée agréable, surtout que nous avons droit à un concert dans le restaurant voisin. 

 

RETOUR : 13 août.

Nous quittons cette région pour rentrer à la maison en faisant une halte chez des amis à ISTRES.

 

Très bonnes vacances dans l’ensemble.

Bilan : 432 kms sur 9 jours de vélo pour 46H25’ de selle et 1485M D+.

Ce qui peut laisser penser que le canal du Midi ce n’est pas tout plat, mais il faut dire qu’une grosse partie de ce dénivelé a été effectué pour rejoindre les campings.

Les petits problèmes techniques rencontrés ont mis un peu de piment, de toute façon on ne peut pas tout prévoir.

 

Avec le recul, nous nous rendons compte que l’itinérant comme nous l’avons fait est très exigeant en particulier pour l’intendance et l’hébergement.

Il est peu probable que nous le refaisions de cette façon.

Nous choisirons des étapes peut-être plus courtes, en restant plus longtemps à chaque étape de façon à pouvoir voir autre chose aux alentours et surtout nous choisirons des hébergement « en dur » type chambre d’hôte ou gîtes d’étapes pour ne pas avoir à trainer des remorques chargées, même si cela fera inmanquablement monter le budget.

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