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C'était l'objectif que je m'étais fixé pour 2018.

Une course "Ultra" dont je rêvais depuis quelques années avec des cols mythiques: Grand et Petit Saint-Bernard, Cormet de Roseland; sans oublier les autres cols bien sûr.

 

Parcours

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Profil

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Toute ma préparation de l'année tendait vers cet objectif.

Mais depuis quelques semaines, ce mal de dos récurrent me faisait douter de la réussite.

Après l'Etape du Tour, pendant laquelle le dos m'avait laissé tranquille, j'étais plus confiant.

Confiant, je l'étais encore au départ des Saisies, à 5H du matin.

Il fait encore nuit, les 650 participants sont équipés de coupe-vents ou gilets fluo, les vélos sont éclairés. Il fait frais et c'est bien humide, la pluie n'ayant cessé de tomber que vers 4H, au lever à 3H il pleuvait encore.

La descente du col des Saisies dans le noir, bien que neutralisée, est périlleuse.

Petit à petit, le jour se lève lorsque nous remontons vers Megève.

Pour l'instant tout va bien, j'ai devant moi un ruban de lumières, plus ou moins éclatantes, parfois clignotantes. Il y a encore du monde derrière moi.

Il y a beaucoup de voitures suiveuses, c'est un peu gênant. L'organisation devrait les bloquer un peu ou les faire passer ailleurs.

Belle descente sur Saint-Gervais par une route que je ne connaissais pas.

Ensuite direction Passy, là je connais bien, pour aller chercher la route montant à Chamonix.

Une petite route tranquille, sans circulation (les automobilistes prennent la N205 et le viaduc du Fayet pour monter à Chamonix).

Avant d'arriver aux Houches, la route s'élève, en lacets étroits au milieu de lieux-dits et de chalets. Je pourrais me dire que je suis dans un cul-de-sac mais les bidons et autres au sol me rassurent. Ça fait un moment que je suis seul.

Mon mal de dos m'a repris, pourtant je n'ai pas hésité à monter en souplesse vu le menu au programme.

Arrivé à Chamonix, je décide de continuer, au moins pour aller chercher le premier col inédit: le col des Montets.

Je n'irais pas au delà, la douleur est trop vive.

Tour du Mont Blanc: l'échec

J'appelle l'organisation pour signaler mon abandon. Le PC Sécurité me propose d'attendre la voiture balai qui m’emmènera au prochain relais où une autre voiture pourra me rapatrier mais pas avant 13H. Il n'est que 9H.

Je préfère faire demi-tour, j'ai toute la journée pour rentrer.

Je vais profiter de la descente pour m'étirer et m'arrêter pour faire quelques photos.

Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler
Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler
Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler
Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler
Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler
Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler
Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler

Le Mont Blanc a eu du mal à se dévoiler

Je m'arrête vers le Lac de Passy pour enlever tout le superflux (jambières, manchettes, gilet fluo) que je fourre dans la sacoche de selle. En bas le soleil est revenu, il fait bon.

Je coupe par Domancy pour atteindre Megève et faire le chemin inverse.

La montée du col des Saisies m'a paru interminable.

Au final: 154 km avec 2798 mD+ en 7H 34'.

Au-delà de la raison de mon abandon cette année, j'ai pu comprendre ce qu'il faudra que je fasse la prochaine fois, car je retenterai ce Tour du Mont Blanc.

Plus de sacoche de selle, ça fait un poids supplémentaire à monter. Il faut partir le plus allégé possible, comme une cyclosportive. Idéalement, il faudrait une voiture suiveuse, comme beaucoup l'ont fait, pour y fourrer l'éclairage et les vêtements chauds quand on n'en a plus besoin voire du ravitaillement et des boissons.

En autonomie complète, c'est pratiquement impossible de passer les barrières horaires.

Tag(s) : #Ultra, #Cols
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